Brèves d’Utopia #2 – On ne sait pas tout

La vidéo : https://youtu.be/bGTpAtlir6I

Un oiseau rare dans le pays, rare comme un cygne noir » (“Rara avis in terris nigroque simillima cygno”).

Cette expression, que vous n’avez certainement jamais entendu, date au moins du 1er siècle après Jésus Christ. Savez-vous pourquoi ne l’utilisons-nous plus de nos jours?

Pendant très longtemps nous avons cru que tous les cygnes étaient blancs, car les observations étaient concordantes de part le monde. L’existence de cygnes noirs était alors considérée comme une idée aussi loufoque que celle de… Licorne rose invisible, par exemple…

C’est seulement en 1697 que des explorateurs allemands devinrent les premiers Européens à observer des cygnes noirs, en Australie.

Et si c’était pareil pour les licornes roses invisibles ? C’est vrai : bien que nous connaissons aujourd’hui beaucoup de choses, nous ne savons pas tout. Et les scientifiques en ont bien conscience, puisque c’est leur quotidien de chercher à dévoiler l’inconnu. Mais il s’avère malgré tout impossible de déterminer l’étendu de notre ignorance…

Tout cela est parfaitement logique et cohérent avec l’évolution du champs des connaissances. C’est une forme d’humilité qu’il est bon de rappeler parfois, afin de conserver une certaine ouverture d’esprit.

Néanmoins, il existe une pente logique parfois emprunté par notre ancestral organe cérébral : Il a en effet tendance à considérer que puisque nous ne savons pas tout, cela justifie l’existence de tout et n’importe quoi ?

Peut-être n’avons-nous pas encore découvert un certain type de champ énergétique, car indétectable par nos appareils actuels. Un type de champ énergétique reliant tous les êtres et toutes les énergies de l’univers, expliquant alors la télépathie, la mémoire de l’eau ou les arts divinatoires…  En effet, peut-être qu’il existe ! … Mais peut-être pas ! On ne peut pas savoir avant de l’avoir découvert, ou d’avoir suffisamment de preuves concordantes pour estimer son existence crédible !

Ainsi, les rationalistes préfèrent poser une barrière intellectuelle, une protection, afin d’éviter cette pente de l’esprit. Car si on accepte un paramètre exotique, non prouvé, pourquoi ne pas accepter les autres ? On ne peut clairement pas tout accepter, car il y aura forcément une masse de choses fausses dans le tas, voire même des choses contradictoires… Mais quand rien n’est prouvé, comment déterminer ce qui a le plus de valeur, le plus de probabilité, le  plus de réalité ?

On ne considère alors pas que quelque chose existe, tant qu’il n’y a pas la preuve de son existence.

C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles, en science, on utilise généralement la formulation: “jusqu’à preuve du contraire”.

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Complément :

http://assohum.org/wp-content/uploads/2012/01/Pamphlet-03-M%C3%A9thode-scientifique-et-fardeau-5.pdf

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